Home LIFESTYLE RÉSOLUTION 2018 : Prendre conscience de l’impact de nos vêtements sur l’environnement 

RÉSOLUTION 2018 : Prendre conscience de l’impact de nos vêtements sur l’environnement 

written by Marion Neirynck 29 décembre 2017
Chaque nouvelle saison, les enseignes de mode proposent plus de collections et de tendances qu’avant. En revanche, le concept même du vêtement n’a pas changé : depuis des centaines d’années il couvre nos corps. L’apparition des marques de fast fashion, comme Zara ou H&M, a changé notre façon d’acheter : de 2000 à 2010 notre consommation de vêtements a augmenté de 47%. Les entreprises ont rentabilisé le fait de pouvoir produire plus de vêtements rapidement à bas coût. De notre côté, attirés par de bas prix, nous achetons toujours plus de nouveaux styles avant de les remplacer et les abandonner. Nos comportements de consommation ont un coût énorme pour l’environnement. J’en ai pris conscience récemment et j’ai envie de partager avec vous sur ce sujet encore trop méconnu.

Les grandes enseignes de mode, ce qu’ils ont oublié de préciser

L’industrie de la mode est la deuxième industrie la plus polluante du monde, après l’industrie pétrolière  

La plupart des vêtements produits dans des grandes enseignes contiennent des substances classées toxiques ou très toxiques. On retrouve majoritairement trois substances: NPE (éthoxylates de nonylphénol), Phtalate et Colorant azoïque. Ils sont tous susceptibles de libérer des amines cancerigènes. Le NPE est classé substance dangereuse prioritaire et n’est pas dégradable. D’après un rapport d’étude de Green Peace, on en trouvait en 2011 dans 60% des produits Mango et Zara, 100% chez ONLY, 67% chez Tommy Hilfiger, 64% chez Levi’s ou encore 78% chez GAP. Le phtalate, permettant de rendre le plastique plus souple, est très toxique pour les hommes (à faible dose, il perturbe le système reproducteur, à forte dose, il nuit au fonctionnement du foie et des reins). Enfin le colorant azoïque, qui donne des couleurs à nos vêtements et que l’on peut retrouver notamment chez Zara, libère des amines cancérigènes.

Ces substances polluent les eaux rejetées par les usines de production et se déversent dans les lacs et rivières. Elles atterrissent dans les nappes phréatiques et on les retrouve dans notre alimentation. On a retrouvé ces substances chimiques dans les tissus humains, le sang, le lait maternel et les urines, à des concentrations souvent plus importantes chez les enfants. Elles entraînent des modifications du fonctionnement de l’organisme.

L’industrie de la mode est aussi l’une des industries la plus concernée par l’esclavage moderne

Il faut aussi savoir que l’industrie de la mode est l’une des plus concernée par l’esclavage moderne. Derrière une marque textile, se cachent plusieurs usines de sous-traitants, souvent à l’étranger, qui travaillent dans des conditions honteuses. Selon l’auteur Lucy Siegle, qui a consacré un livre à la question1, cela représente 20 à 60 % de la production de vêtements. Des ouvriers, parfois des enfants, travaillent plus de 18 heures par jour dans les usines insalubres, avec des produits toxiques et cela pour un salaire qui ne leur permet même pas de vivre.

 

Malheureusement, nous n’y sommes pas pour rien non plus

Il est important de prendre conscience de l’impact de notre consommation de vêtements car nous sommes en partie responsable. En effet, les substances qui polluent les eaux sont rejetées des usines lors de la production, mais aussi chez nous lorsque nous lavons ces vêtements en machine ou lorsque nous les jetons en dêcheterie. Acheter ses vêtements dans des grandes enseignes de fast fashion nous rend donc complices et victimes de la pollution des eaux. Du coup, qu’est-ce qu’on fait?

Acheter de façon plus raisonnée 

Il est de notre responsabilité, à chacun, de mieux réfléchir avant d’acheter de nouveaux habits. Il nous faut apprendre à différencier le besoin du caprice.

Les vêtements sont moins chers chez Zara, certes, mais ils sont aussi de mauvaise qualité et plein de produits chimiques. Pour quelques euros en moins nous acceptons l’esclavagisme moderne et le coût pour la planète qu’implique cet achat.

En achetant des vêtements auxquels on a réfléchi à deux fois et de meilleur qualité, ils durent plus longtemps et on en rachètes moins. De plus, en achetant à des marques qui font des efforts et qui s’engagent pour l’environnement, on fait de notre argent autre chose que juste posséder une nouvelle pièce dans notre dressing : on encourage aussi des mouvements et des gens créatifs. En effet, n’oubliez pas que les marques de fast fashion ne font que copier les idées des créatifs, ils n’inventent rien eux-mêmes.

Prendre soin de nos vêtements 

Si on aime la mode et les vêtements, au lieu de les acheter en quantité, on peut choisir d’aimer vraiment ceux qu’on possède: les personnaliser quand ils ne nous plaisent plus, les réparer, faire de nos vêtements l’expression de notre personnalité. Apprendre à aimer nos vêtements parce qu’ils incarnent ce que nous sommes et pas un idéal de style. Le fait de prendre soin de ses vêtements et de les réparer fait que le vêtement n’est pas seulement quelque chose qu’on possède mais aussi une chose à laquelle on a consacré du temps qui nous appartient vraiment.

Je vous proposerai bientôt plein d’astuces pour consommer plus raisonnablement et de chouettes marques éthiques que j’ai trouvé!


Pour aller plus loin :

Les dessous toxiques de la mode, Green Peace

The true cost 

Une chouette fille qui fait des chouettes videos Youtube


 

Abonne toi à la newsletter !


Vous aimerez aussi

1 comment

6 façons de créer un dressing plus responsable - The Look par Marion Neirynck 31 janvier 2018 at 23 h 03 min

[…] façon plus réfléchie. Pour te convaincre de l’intérêt de cette démarche, je te renvoie à mon article pour prendre conscience de l’impact de nos vêtements sur l’environnement. Prête ? […]

Reply

Laisser un commentaire