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Le WAX, de l’art à la mode

written by Marion 25 juillet 2016

Au 19ème siècle, les soldats ghanéens qui combattaient en Indonésie pour la Hollande, ramenèrent chez eux des tissus batiks. Le succès dans leur pays fut tel que la Hollande et l’Angleterre se mirent à produire des étoffes spécialement destinées au marché africain. Le wax habille aujourd’hui des milliers d’africains. Depuis quelques temps, les imprimés wax sont partout : de la scène culturelle à la scène mode, le wax gagne du terrain.

 

Au musée avec Seydou Keita

Le photographe Seydou Keita, exposé au Grand Palais à Paris au début de l’été, offre au wax, un angle artistique.
Seydou KeitaSeydou KeitaSeydou Keita
La petite histoire :

Originaire de Bamako au Mali, Seydou Keita a 14 ans quand son oncle lui offre son premier appareil photo Kodak. Nous sommes dans les années 1930, c’est l’essor de la photographie sur le continent africain. En autodidacte, il s’approprie les codes de la photo de studio et les adapte aux aspirations de son époque. Ses modèles posent dans son atelier, à la lumière naturelle sur fond de tissu wax. Il travaille le jeu graphique entre les imprimés des tissus des robes et des fonds. Le photographe met aussi à disposition des accessoires à la mode dans l’Europe de l’époque (Vespa, transistor, etc).

Sa modernité et l’inventivité de ses mises en scène lui ont valu un immense succès. Tout Bamako vient se faire tirer le portrait par Keita, qui devient même photographe officiel d’un Mali devenu indépendant. Il meurt en 2001, aux prémices du succès.

« Le regard, l’emplacement des mains, j’étais capable d’embellir quelqu’un. A la fin la photo était très belle. C’est à cause de ça que je dis que c’est de l’art »

A l’occasion de la rétrospective Seydou Keïta au Grand Palais, Agnès B. a prêté quelques tirages du photographe issus de sa collection d’art personnelle. Une collection de tee-shirts, cabas et étoles sérigraphiées de 3 photo qu’affectionne particulièrement la créatrice a été crée spécialement pour l’exposition.

 

De l’art à la mode

Une nouvelle génération de créateurs d’origine africaine a pris conscience de la richesse de l’héritage de ses tissus et leur apporte une touche plus contemporaine. Avec des coupes modernes, proche du street wear, leurs créations reflètent un mélange de cultures. Elles incarnent la femme moderne qui peut manger le midi dans un restaurant vietnamien, écouter de la musique américaine et porter du wax.

Si le wax se développe dans l’habillement, il se retrouve aussi dans l’accessoire ou dans la décoration. La boutique Merci à Paris invitait d’ailleurs en Mai dernier à découvrir, à travers une exposition nommée SO WAX, de jeunes créateurs qui s’inscrivent dans ce mouvement. On pouvait y retrouver des marques montantes comme NASH PRINTS IT, MAISON CHATEAU ROUGE ou AFRIKANISTA.

NASH PRINTS IT NASH PRINTS IT

MAISON CHÂTEAU ROUGE
MAISON CHATEAU ROUGE
Maison Château Rouge détourne l’habit traditionnel africain et lui apporte une touche street-wear. Symbolisant la rencontre de plusieurs cultures, les tissus sont achetés chez les commerçants du quartier Château Rouge, à Paris. Les vêtements sont produits en édition limité selon les tissus proposés. La marque s’inscrit dans un projet social « Les Oiseaux Migrateurs » qui participe au développement des TPE ET PME africaines.
Afrikanista
AFRIKANISTA
Cette créatrice propose sa vision du street-wear à travers ses origines (Mauritanie) avec comme recette sa passion pour l’Afrique, l’Égypte antique, le vintage, la customisation; le tout saupoudré de wax et qui donne lieu à une ligne de tee-shirts, sweat-shirts, sacs en wax et autres accessoires…

Il ne vous reste plus qu’à faire votre choix pour colorer votre penderie…

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2 comments

Marion Neyrinck 27 août 2016 at 1 h 33 min

Merci pour votre commentaire!

Reply
MARTIN -PORTERIE 30 juillet 2016 at 19 h 11 min

Splendides photos de KEITA . Tissus et imprimés pleins de fraîcheur pour une jeunesse pleine de gaieté

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